QUI SOMMES-NOUS ?

 

Une équipe passionnée par le patrimoine charentais réunie dans le cadre d'une association (Loi 1901), créée le 8 janvier 2013. Notre but est la sauvegarde et la découverte des richesses culturelles et historiques de notre département.

Nous suggérons à nos lecteurs de belles promenades à travers la campagne, ponctuées de visites instructives, églises, châteaux, abbayes, villages et sites archéologiques.

Nous assurons la parution d’ouvrages touristiques, romans historiques et recueils de poésies, tout en restant fidèle à notre douce terre de Charente. Au fil des pages, nous rendons compte des manifestations qui ont lieu dans nos villes et hommages à nos artistes charentais.

IMG_9388Angoulême, hôtel de ville

 

Angoulême

 

La « capitale mondiale de la B.D. » vous salue bien, cher ami promeneur ! Ravie de votre venue !

Je me prélassais langoureusement au soleil, du haut mon promontoire. Ma qualité de préfecture m’autorise à m’adresser à vous en premier. Sachez tout d’abord que ma devise est « fortitudo mea civium fides » : «ma force réside dans la fidélité de mes concitoyens». Et Dieu sait s’ils s’efforcent à me rendre belle, de jour comme de nuit ! J’offre à l’œil du visiteur, mes murs peints de B.D. qui ornent le centre-ville.

Partons donc de mon jardin Vert qui longe l’avenue du Président Wilson. C’est une aire de détente idéale, complétée aujourd’hui par « un jardin des sculptures » et « un jardin des senteurs ». Vous pourrez y admirer la grotte de l’ermite saint Cybard, né en 503, qui s’établit avec ses disciples en ces lieux, au pied des remparts d’Angoulême. Ce lieu de repos est agrémenté de bassins, de petits pavillons, de ponts et de parterres fleuris. Vous pourrez caresser des chevrettes peu farouches dans des enclos grillagés. Au détour d’une allée, vous découvrirez trois grâces alanguies (la fontaine Wallace) et en vous asseyant sur un banc vous pourrez peut-être entendre battre le clocher de l’église Saint-Ausone toute proche.

En sortant de ce jardin par le rempart du midi, avenue Desaix, vous vous trouvez en face de ma magnifique cathédrale Saint-Pierre, fleuron de l’art roman de notre département. Elle dresse au ciel son clocher roman, haut de 59 mètres et ses coupoles de style byzantin. Ce sanctuaire a été construit dans la première moitié du XIIe siècle. Sa façade écran est d’une grande beauté. Plus de 70 personnages, statues ou bas-relief représentent le jugement dernier présidé par un Christ en Majesté. L’intérieur est d’une plus grande sobriété : la nef est couverte de trois coupoles. Vous pouvez visiter sa chapelle qui s’orne de beaux chapiteaux.

Continuez votre ascension vers l’ancienne citadelle des Valois. Admirez, place de New-York, la statue du président Sadi Carnot qui surveille la vallée et contemplez au passage, avenue des Maréchaux, la façade élégante du Théâtre, récemment réaménagé.

Vous arrivez au jardin de l’hôtel de ville où une pause casse-croûte vous est autorisée. Sous le regard bienveillant de Marguerite d’Angoulême, il offre les attraits de ses massifs fleuris. L’hôtel de Ville, érigé à la place de l’ancien château comtal possède toujours ses deux célèbres tours : la tour Lusignan et la tour ronde des Valois où naquit Marguerite d’Angoulême. Il est la résultante de plusieurs constructions échelonnées sur six siècles.

De là, visitez mes vieux quartiers. Faites une halte, rue de la Cloche-Verte, à l’hôtel Saint-Simon, il possède une très belle façade Renaissance sculptée… et un banc pour vous reposer. Dirigez-vous ensuite vers ma place Francis Louvel, jadis appelée Place du Mûrier dont vous pourrez admirer la belle fontaine. Elle fait face au Palais de Justice.

C’est en empruntant une proche ruelle (rue Taillefer) que vous découvrirez mon église Saint-André, un des sanctuaires les plus riches en mobilier et en tableaux du département. Sa tour romane abrite un carillon de sept cloches dont l’ancien tocsin de la ville d’Angoulême. Ce sanctuaire comprend deux parties, l’une romane de la fin du XIIe siècle et l’autre gothique du XVe siècle. Derrière l’église dans un petit square aménagé avec goût (ancien cimetière) se trouve une lanterne des morts.

D’ici, vous pouvez flâner dans tout mon dédale de vieilles rues où fleurissent de nombreux restaurants. Citons quelques unes d’entre elles : la rue Froide, la rue du Soleil, la rue des Cordonniers qui converge vers la pittoresque place du Minage. C’était ici que se tenait jadis le marché du grain et du poisson. Sa fontaine du XIXe siècle - où murmurent des angelots gracieux soufflant dans des cornes d’abondance - est un lieu vraiment charmant. Elle est due au talent du sculpteur Romagnesi.

Il vous reste à faire le tour des remparts avec ses vues plongeantes sur la vallée et de la Charente. Du rempart de l’Est vous apercevez l’église d’Obézine. C’est une construction assez récente. Vous contemplerez les délicates dentelures de sa toiture.

Faites une halte au Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image (121, rue de Bordeaux, tél 05 45 38 65 65). Installé dans un bâtiment réalisé par l’architecte Roland Castro, il comporte plusieurs salles, et vous n’ignorerez plus rien sur l’art de la B.D.

Je suis la ville du circuit automobile des remparts (septembre),  du festival international de la bande dessinée une manifestation qui draine chaque année des milliers de spectateurs (janvier), des Gastronomades une agréable manifestation gourmande (novembre), pour les amoureux de musique, de Musiques métisses (mai), et de Piano en Valois (octobre). N’oublions pas les enfants qui pourront se distraire au Ludoland et au Festival du jouet, du jeu et du multimédia (novembre).

Enfin faites un détour vers mon lycée de l’image et du son, qui offre sa magnifique structure blanche au ciel angoumoisin.

Vous terminerez ma visite par une grande pause au plan d’eau de Saint-Yrieix, une aire de détente pourvue de nombreuses distractions.